UNE LONGUE HISTOIRE
Aucun texte ni document antérieur à la deuxième moité du Xe siècle ne viennent révéler l'existence de la cité.
Il semble pourtant certain que le site de Graulhet ait été occupé très anciennement ; en témoigne la découverte d'un important fonds archéologique daté de 500 à 100 avant J.C. C'est donc à cette époque gallo-romaine que l'on peut sans doute situer la fondation d'un camp fortifié sur le site actuel de Graulhet.
C'est en 961, dans un testament de Raymond 1er, comte de Rouergue, cédant à son fils son château de Graulhet, qu'il est fait mention pour la première fois de la bourgade, place forte.
Deux siècles plus tard, en 1166, la seigneurie passe entre les mains des puissants comtes de Toulouse.
Au XVIe siècle, la seigneurie est transmise à la famille d'Amboise d'Aubijoux. Louis d'Amboise d'Aubijoux déserte le vieux château pour s'installer dans son nouveau château de Crins au bord du Dadou dont seule demeure aujourd'hui la façade.
Graulhet traverse sans trop de heurts les guerres de religion et reste fidèle à l'église de Rome, l'évêque de Castres s'y réfugie et y installe provisoirement le siège du diocèse en 1583.
En 1585, Henri de Navarre, futur Henri IV, passant à Graulhet « ne voulut pas entrer dans le chasteau, le maistre étant absent, ainsi disna au cabaret, à l'Auberge du Lyon d'Or, face à la halle qui jouxtait l'église ».
François-Jacques d'Aubijoux (1606-1656) un des plus illustres Graulhétois, complice de Cinq-Mars, amant de Ninon de Lenclos, amoureux de la reine de Pologne, grand amateur d'art, de littérature et de femmes, fut le protecteur de Molière en Languedoc. En juillet 1647, Molière et sa troupe sont à Toulouse, Albi... Molière et d'Aubijoux sont inséparables.
Molière a probablement séjourné à Graulhet.
A l'âge d'or du Pastel, au cœur du Pays de Cocagne, avec sont petit port de transit pastellier, le pays Graulhétois est un lieu important de la culture pastellière.
Le château de Lézignac et son moulin classé, aux structures du XIIe siècle embellies par un riche marchand pastellier, est une modèle de la renaissance languedocienne.